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Industrie spécifique dans le Lot : impact sur la qualité de l'air

  • Photo du rédacteur: Airea
    Airea
  • 17 janv. 2019
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 30 mars

Dans le cadre de l’évaluation des impacts environnementaux d'un site industriel d'imprégnation de bois dans le Lot (46), Airea a réalisé durant une année des campagnes de mesures trimestrielles des HAP et BTEX dans l'air ambiant dans l'environnement proche du site.


Ces campagnes ont permis de caractériser la variabilité saisonnière des concentrations en polluants atmosphériques, en tenant compte notamment des variations de conditions météorologiques (température, vent, stabilité atmosphérique), des variations de l'’activité industrielle et des contributions de sources diffuses dans l'environnement (chauffage résidentiel, trafic...).


Dans le cas spécifique des sites d’imprégnation de bois, l’utilisation ou la présence historique de créosote (issue du goudron de houille) constitue une source potentielle spécifique d’émissions de composés aromatiques, en particulier des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), pouvant être détectés dans l’air ambiant à proximité du site.


Les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) sont une famille de composés émis principalement lors des phénomènes de combustion. Les propriétés toxiques des HAP dépendent de leur nature, cependant la majorité de ces composés présente un caractère mutagène et cancérigène. Le benzo(a)pyrène, considéré comme le HAP le plus toxique, est le seul composé de la famille des HAP à être réglementé en France.


Au-delà du benzo(a)pyrène, plusieurs HAP sont suivis en tant que traceurs de pollution atmosphérique, notamment dans les contextes industriels. Leurs profils de distribution (répartition entre composés légers et lourds) peuvent en effet permettre d’identifier des sources d’émission spécifiques (combustion de biomasse, produits pétroliers, goudrons). Dans le cas des activités liées à la créosote, la signature chimique est caractérisée par une présence conjointe de plusieurs HAP issus du goudron de houille (notamment le phénanthrène), permettant de distinguer cette source d’autres types de combustion.


Les BTEX (famille de composés comprenant le benzène, toluène, éthylbenzène et les xylènes) sont des composes organiques volatils (COV) mono-aromatiques qui présentent des effets néfastes pour la santé et l'environnement. Le benzène est par ailleurs reconnu cancérogène avéré pour l'homme par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) depuis 1979.


Les BTEX sont particulièrement utiles pour caractériser des sources d’émissions récentes et locales, en raison de leur forte volatilité et de leur faible persistance dans l’environnement comparativement aux HAP. Dans un contexte industriel, ils peuvent être associés aux solvants, aux produits pétroliers, ou encore à certaines étapes de procédés (stockage, transfert, traitement). L’analyse conjointe HAP / BTEX permet ainsi de différencier des contributions chroniques (HAP persistants) et des émissions plus ponctuelles ou diffuses (BTEX).


Les résultats des campagnes de mesure ont servi d'une part à compléter l'état de l'existant dans l'air ambiant dans l'environnement du site, et d'autre part à alimenter l’évaluation des risques sanitaires (ERS) dans la zone d'étude, notamment au droit des habitations les plus proches.

 
 
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